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Gaveau Saison 2022 - 2023

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BEETHOVEN - Gary Hoffman · David Selig
INTÉGRALE DES SONATES & VARIATIONS POUR VIOLONCELLE ET PIANO

EN DEUX CONCERTS

© William Beaucardet

© William Beaucardet

© William Beaucardet

© William Beaucardet

Les cinq sonates pour violoncelle et piano de Beethoven posent les fondements de la pensée musicale du XXe siècle.

Premier musicien ayant donné ses lettres de noblesse à la musique de chambre pour piano et violoncelle, Beethoven a montré la voie aux futurs compositeurs qui sont venus enrichir ce répertoire.

Des premières Sonates, virtuoses et exubérantes, aux explorations les plus modernes des deux dernières Sonates, en passant par le romantisme de la célèbre troisième Sonate, une des œuvres de musique de chambre les plus jouées au monde, Gary Hoffman et David Selig nous font suivre l’une des plus puissantes évolutions stylistiques et esthétiques de l’histoire de la musique.

Sous leurs doigts, ces cinq monuments révèlent toute leur dimension prémonitoire. En complément, 29 Variations pour violoncelle et piano ponctueront cette somptueuse intégrale d’une diversité inouïe d’expressions.

Pour ces deux immenses musiciens, il s’agit de l’aboutissement d’une complicité artistique née il y a plus de trente ans.


Gary Hoffman : la passion du grand large

« On joue comme on est ».  Ces quelques mots ont rarement paru aussi justes que dans le cas de Gary Hoffman. Face au public et à ses étudiants de la Chapelle Musicale Reine Élisabeth de Belgique et des plus prestigieux campus américains, il ne vient pas délivrer un message. Il se tient devant nous, nullement pour nous plaire. Il joue par nécessité, parce que la musique et la vie ne font qu’un. Cela paraît si simple dans un monde noyé d’images, de slogans et de prises de position.

Comme tout poète de la scène, Gary Hoffman assume très tôt ses choix. Grâce à ses parents, tous deux musiciens professionnels puis de ses professeurs, Karl Fruh à Chicago et plus encore, de János Starker, il ignore la compromission. L’obtention du Premier Grand Prix Rostropovitch, à Paris, en 1986 lui a ouvert des portes. Pour autant, il n’a jamais transigé sur ses choix artistiques.

Il joue pour être lui-même. Les règles s’imposent naturellement : maîtriser la technique et entrer pas à pas dans l’univers d’une œuvre. Mais dans quel but ? S’il s’agit de rechercher la perfection, Gary Hoffman passe son tour… En revanche, si son jeu éveille la beauté d’une phrase et qu’il en fait partager la lumière, l’artiste est comblé. À ses yeux, le culte de l’efficacité et de la puissance ne s’impose jamais devant l’expression de la beauté, celle qui le nourrit depuis sa jeunesse quand il écouta les plus grands musiciens et qu’il découvrit le cinéma et la peinture, ses autres passions. Bâtir une philosophie de la vie grâce à l’art : existe-t-il plus noble ambition ?

Il joue pour transmettre le respect absolu de la partition, mais aussi la remise en cause de la tradition. Admirer n’est pas s’asservir. Ses enregistrements chez La Dolce Volta en témoignent. Entrer sur scène, observer le micro qui capte l’onde, c’est avoir déjà pensé, ne s’être interdit aucune réflexion, même à contre-courant des modes du temps présent. Aux jeunes musiciens, il transmet le goût du doute, de la curiosité et du risque, du grand répertoire à la création. Pourquoi sommes-nous séduits par tant d’artistes du passé dont on reconnaît bien volontiers, aujourd’hui, l’imperfection de leur jeu ? Comment ne pas déjà chanter intérieurement avant même de poser l’archet sur les cordes du violoncelle, le Nicolò Amati de 1662 qui l’accompagne et qui a appartenu à Leonard Rose ?

Il joue pour un idéal, depuis ses débuts au Wigmore Hall de Londres, à l’âge de quinze ans : servir le compositeur, assurément, par une proposition, sa proposition. Impossible, en ce cas, de se mentir à soi-même sous le regard d’un Pablo Casals, d’un Artur Rubinstein. Gary Hoffman évoque l’un des moments les plus bouleversants de sa vie, lorsqu’il vit le pianiste traverser la scène pour aller au clavier. Le simple mouvement de son corps dans l’espace devint l’essence même de son existence, le prélude à l’indicible. C’est le silence, ce refuge entre les notes qui produit la musique. Elle se suffit à elle-même : elle calme les douleurs de la vie. Gary Hoffman ne fait pas de différence entre le mot et la vibration de la corde … Tout n’est que délicieuse confusion et merveilleuse imprévisibilité. Comme la vie.




David Selig

Artiste engagé, éclectique et rare, David Selig mène avec enthousiasme et talent une carrière à travers le monde en tant que soliste, en formation de chambre, en récitals de chant.

Né à Melbourne, en Australie, il s'installe à Paris en 1976 et étudie au Conservatoire National sous la direction d'Aldo Ciccolini.  Après des premiers prix de piano, de musique de chambre et d'esthétique musicale, il se perfectionne auprès de Geoffrey Parsons et de Guido Agosti. Il est lauréat des concours internationaux de Sydney et de La Haye (concours d'accompagnement), ce dernier lui permettant des rencontres avec des artistes renommés tels Elly Ameling, Jard van Nes…

Il donne des récitals dans les plus grandes salles de concert : Concertgebouw, Carnegie Recital Hall, Théâtre des Champs-Élysées…   Passionné depuis sa jeunesse par la musique de chambre, il s'y consacre résolument.  Il accompagne des chanteurs comme Felicity Lott, Christianne Stotijn, François Le Roux, Ingrid Perruche, Sandrine Piau, Chiara Skerath, Mady Mesplé, Nathalie Stutzmann… ou des instrumentistes tels que Philippe Graffin, Juliette Hurel, Régis Pasquier, Valeriy Sokolov…  Le duo formé avec son complice Gary Hoffman se produit à travers le monde.

Invité des plus grands festivals, il donne aussi des master-classes de piano, de mélodie et de musique de chambre.  Il a dirigé pendant dix ans le Festival « Les Journées Romantiques », sur une péniche parisienne.  Pédagogue convaincu, il est depuis 2011 professeur d’accompagnement au CNSDM de Lyon.

Programme

  • 15.00

    12 Variations sur un thème de Mozart en fa majeur
    Sonate n°1 en Fa majeur
    Entracte
    7 Variations sur un thème de Mozart
    Sonate n°3 en La majeur
  • 17.30

    12 Variations sur un thème de Haëndel
    Sonate n°2 en Sol mineur
    Entracte
    Sonate n°4 en Do majeur
    Sonate n°5 en Ré majeur

DATES

  • Dimanche 8 octobre
    15H00
  • Dimanche 8 octobre
    17H30

TARIFS

  • Tarif 1 concert
    35,00 €
  • Tarif 2 concerts
    50,00 €
  • Tarif étudiant
    15,00 €

Tarif étudiant à réserver sur présentation d'un justificatif, sur place, le soir de la conférence